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Passage du Nord-Ouest dans l'Arctique canadien

Traversée Sud-Nord du Groenland en snowkite
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Traversée du Groenland d'Ouest en Est
Foire aux questions pour préparer votre voyage au Longues traversées polaires
Faut-il un visa pour se rendre au Groenland, au Svalbard ou dans l'Arctique canadien ?
Le Groenland n'est pas intégré à l'espace Schengen : un visa Schengen ne suffit pas et l'accès est soumis à la réglementation danoise spécifique au Groenland. Les ressortissants français, ainsi que ceux de nombreux pays européens, des États-Unis, du Canada et du Royaume-Uni, bénéficient d'une exemption de visa pour des séjours inférieurs à 90 jours. Le Svalbard est un territoire norvégien ouvert à toutes les nationalités sans visa d'entrée, mais les activités de terrain sont soumises à des réglementations strictes depuis janvier 2026. Pour l'Arctique canadien (Nunavut), les ressortissants français n'ont pas besoin de visa pour un séjour touristique inférieur à 6 mois, mais doivent disposer d'une autorisation électronique de voyage (AVE). Vérifiez toujours votre situation auprès des autorités consulaires compétentes avant réservation, les règles pouvant évoluer.
Faut-il un permis spécifique pour traverser le Groenland ou le Svalbard en expédition ?
Oui, La traversée de la calotte groenlandaise est soumise à l'obtention d'un permis auprès des autorités groenlandaises via le portail ExpeditionsGreenland ; ce permis est intégré à la logistique de l'expédition et pris en charge dans l'organisation. Au Svalbard, toute activité de terrain hors des zones habitées doit faire l'objet d'une notification au Gouverneur du Svalbard (Sysselmesteren) ; de nouvelles réglementations sur la sécurité des opérations de terrain sont entrées en vigueur en janvier 2026, notamment l'obligation d'utiliser des guides agréés à partir de juillet 2027. Dans l'Arctique canadien, des autorisations spécifiques liées aux zones traversées et aux parcs du Nunavut peuvent s'appliquer selon l'itinéraire. Ces démarches administratives font partie intégrante de la préparation de l'expédition.
Quels sont les risques liés au froid extrême lors d'une traversée polaire ?
Les gelures constituent le risque le plus fréquent lors d'une longue traversée polaire : extrémités, visage et zones exposées au vent sont particulièrement vulnérables. Une hypothermie progressive, difficile à détecter sur soi-même, est également possible en cas de mouille, d'arrêt prolongé ou de baisse de régime calorique. La déshydratation est souvent sous-estimée en milieu froid, où la sensation de soif est atténuée mais les pertes hydriques restent élevées. Avant le départ, un bilan médical et une consultation spécialisée en médecine polaire ou de montagne permettent d'identifier les contre-indications éventuelles et de préparer une trousse de soins adaptée.
Quelle assurance souscrire pour une longue traversée polaire ?
Une assurance classique, même avec extension « pratique sportive », ne couvre pas les expéditions polaires en autonomie totale. Il est impératif de souscrire une assurance spécifique couvrant les frais de recherche et de secours, l'évacuation par hélicoptère ou par aéronef, le rapatriement médical et les frais médicaux à l'étranger, y compris dans des zones très isolées. Pour des traversées de 30 à 35 jours en milieu polaire, les contrats de type « expédition extrême » avec couverture illimitée des frais de sauvetage sont vivement conseillés, ainsi que l'adhésion à un service de localisation par balise COSPAS-SARSAT ou Iridium. Les détails de couverture requis sont précisés lors de la préparation de chaque expédition.
Comment se déroule une évacuation d'urgence en milieu polaire éloigné ?
L'évacuation en milieu polaire est radicalement différente d'une urgence en zone habitée : aucun hélicoptère de secours ne peut intervenir au-delà de certaines distances ou par mauvais temps, et les délais se comptent souvent en jours. La priorité est donnée à la prévention et à la gestion autonome des urgences sur le terrain, avec un équipement médical adapté. En cas de nécessité, l'alerte est déclenchée via téléphone satellitaire ou balise de détresse, et une coordination est assurée avec les centres de coordination de sauvetage compétents (JRCC en Europe, RCC Canada). Une hotline médicale disponible 24h/24 accompagne chaque expédition et permet une prise de décision éclairée à distance.
Quelles réglementations environnementales s'appliquent en zone polaire, notamment au Svalbard ?
Le Svalbard est en grande partie constitué de réserves naturelles et de parcs nationaux soumis à une réglementation stricte : interdiction de perturber la faune (notamment les ours polaires, avec une distance minimale de 300 m en été et 500 m au printemps), obligation de ramener tous les déchets, interdiction de prélever tout élément naturel. Au Groenland, les zones traversées relèvent du parc national du Groenland, le plus grand au monde, avec des règles similaires de non-impact. Dans l'Arctique canadien, les réglementations des parcs du Nunavut s'appliquent. Ces règles environnementales sont intégrées à la préparation et font partie du briefing obligatoire avant tout départ.
Quel niveau physique est réellement nécessaire pour une grande traversée polaire ?
Toutes les traversées du catalogue sont classifiées « difficile », à l'exception de la traversée sud-nord du Groenland en snowkite, classifiée « extrême ». La difficulté physique principale est l'endurance sur la durée : 30 à 35 jours consécutifs à tracer en ski pulka sur des surfaces enneigées irrégulières, en tirant une charge de 25 à 35 kg, par des températures pouvant descendre à -30 °C ou -40 °C selon la zone et la saison. Un entraînement de plusieurs mois incluant course à pied, ski de fond et renforcement musculaire est attendu. Des stages de préparation polaire sont proposés pour valider les fondamentaux techniques et évaluer son niveau avant de s'engager.
Faut-il maîtriser le snowkite pour participer à ces expéditions ?
La traversée sud-nord du Groenland est explicitement réservée aux snowkiters autonomes, capables d'évoluer seuls dans toutes les conditions, y compris par grand vent et mauvaise visibilité. C'est une prérequis non négociable pour cette expédition. Les trois autres traversées du catalogue (Groenland ouest-est, Svalbard, Arctique canadien) se font en ski pulka (manhauling) et ne requièrent aucune compétence en snowkite. Des stages de snowkite sont proposés pour ceux qui souhaitent progresser vers les projets de traversée en cerf-volant de traction.
Quelle expérience polaire préalable est conseillée avant de s'engager sur une longue traversée ?
Une expérience préalable en milieu polaire ou de haute montagne est fortement recommandée : bivouac hivernal, ski de randonnée nordique, gestion du froid humide. Il n'est pas nécessaire d'avoir déjà réalisé une grande traversée, mais avoir participé à une expédition polaire courte (1 à 2 semaines) ou à un stage de training polaire permet d'arriver avec les reflexes nécessaires en matière d'équipement, de bivouac et de gestion de l'effort. La capacité à identifier les signaux précoces de gelures et d'hypothermie est indispensable.
Quelles grandes traversées polaires sont disponibles et en quoi diffèrent-elles ?
Le catalogue comprend quatre programmes distincts. La traversée du Groenland ouest-est en ski pulka couvre environ 550 km sur 34 jours depuis Kangerlussuaq ; c'est l'entrée de gamme des grandes traversées, technique facile et réservé à des groupes de 4-5 personnes à partir de 15 500 €. La traversée sud-nord du Groenland en snowkite (environ 2000 km, 35 jours, 2-3 participants, à partir de 39 000 €) s'adresse aux snowkiters expérimentés et représente un projet d'exploration de très haute intensité. La traversée du Svalbard sud-nord en ski pulka (35 jours, 4-6 participants, à partir de 13 000 €) traverse intégralement le Spitzberg. Le Passage du Nord-Ouest dans l'Arctique canadien (400 km sur banquise, 30 jours, 4-6 participants, à partir de 12 000 €) offre une expérience arctique en dehors des zones fréquentées.
Quelles sont les fenêtres saisonnières pour ces grandes traversées polaires ?
Les traversées en ski pulka se déroulent au printemps arctique, généralement de mars à mai, lorsque le jour polaire permet de progresser longtemps chaque jour, que les températures restent froides (limitant le ramollissement de la neige) et que la stabilité du manteau neigeux est maximale. La traversée du Svalbard part fin mars, le Passage du Nord-Ouest début avril, la traversée du Groenland ouest-est fin avril. La traversée sud-nord du Groenland en snowkite se tient également en avril-mai, pour bénéficier des vents catabatiques. L'été polaire, bien qu'ensoleillé, est exclu car la neige humide et molle rend la progression en pulka très difficile.
Quelle est la fourchette de prix pour une grande traversée polaire et qu'est-ce qui est inclus ?
Les prix observés sur le catalogue vont de 12 000 € (Arctique canadien, 30 jours) à 39 000 € (traversée sud-nord du Groenland en snowkite, 35 jours). La traversée du Svalbard est à partir de 13 000 € et la traversée ouest-est du Groenland à partir de 15 500 €. Ces prix incluent généralement l'encadrement, la logistique terrain (nourriture, matériel collectif, transport local, hébergement avant et après traversée), les permis et autorisations, et le service de routage météo et d'assistance médicale H24. Les vols internationaux et l'assurance individuelle ne sont jamais inclus et restent à la charge du participant.
Quels postes de dépenses supplémentaires faut-il anticiper en dehors du prix affiché ?
Au-delà du prix de l'expédition, il faut prévoir le vol international aller-retour (variable selon l'origine et la destination), une assurance spécifique couvrant l'évacuation et le sauvetage en milieu extrême, l'équipement personnel technique (skis de randonnée nordique, pulka, chaussures, sac de couchage grand froid, vêtements techniques grand froid), les soins médicaux préparatoires éventuels et les frais de visa ou d'autorisation électronique si applicable. Pour la traversée en snowkite, le matériel de kite personnel est à prévoir si vous ne disposez pas du vôtre. Une liste de matériel détaillée est transmise lors de la préparation de chaque expédition.
Quel est le ratio guide/participants sur ces expéditions et quel est le profil des guides ?
Les groupes comptent de 2 à 6 participants selon l'expédition, accompagnés d'un guide polaire expérimenté. Pour la traversée du Groenland ouest-est, l'encadrement s'inscrit dans la lignée des guides formés à l'école de Dixie Dansercoer. Les guides sont sélectionnés pour leur expérience spécifique des zones traversées, leur maîtrise des techniques polaires (navigation sur calotte, gestion météo, premiers secours en milieu isolé) et, pour les expéditions snowkite, leur expertise en pilotage de cerf-volant de traction dans des conditions arctiques.
Comment est assuré le suivi météo et médical pendant la traversée ?
Chaque expédition bénéficie d'un routage météo assuré par un météorologue expérimenté en conditions polaires, accessible via communication satellitaire depuis le terrain. Ce suivi permet d'anticiper les fenêtres favorables et de planifier les étapes en conséquence. Une hotline médicale spécialisée est disponible 24h/24 pour conseiller le guide et les participants en cas d'urgence ou de doute sanitaire. Cette double assistance, météorologique et médicale, est incluse dans le prix de toutes les traversées du catalogue.
En quoi ces grandes traversées polaires sont-elles des projets d'exploration à part entière ?
Les itinéraires proposés ne sont pas des traversées touristiques balisées : la circumnavigation de la calotte groenlandaise sur près de 5000 km ou la boucle antarctique Novo, pôle Sud, Vostok, dôme Argus sur plus de 5000 km sont des projets d'exploration encore rares à l'échelle mondiale. Même les traversées plus classiques comme le Passage du Nord-Ouest ou la traversée intégrale du Svalbard restent des expéditions exigeantes, hors des circuits fréquentés, qui demandent une autonomie réelle et une gestion rigoureuse des ressources. Le respect du milieu traversé, gestion des déchets, non-perturbation de la faune, minimisation de l'empreinte sur des écosystèmes parmi les plus fragiles de la planète, est une composante non négociable de chaque projet.
